Comment proposer une rencontre à votre ado sans le forcer
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La meilleure façon de proposer une rencontre à un adolescent est de la présenter comme un espace à lui, où son point de vue compte, et de lui laisser une vraie place dans la décision. Une participation imposée donne rarement de bons résultats. Dans la démarche de Joseph Poirier, la participation de l'ado est d'ailleurs volontaire.
Pourquoi il risque de dire non au départ
Beaucoup d'ados entendent « rencontre » comme « on va me dire ce qui ne va pas avec moi ». S'il a l'impression d'être désigné comme le problème de la famille, son refus devient une façon de se protéger. Le lui reprocher renforce souvent l'idée qu'il est accusé.
Présenter la rencontre comme son espace
Expliquez-lui qu'il aura sa propre rencontre, seul, et que l'objectif est d'entendre sa version. Dites-lui aussi que vous aurez la vôtre : la démarche ne vise pas une seule personne. Dans Vise le sommet, la rencontre avec l'ado dure 45 minutes et se fait en visioconférence, sans déplacement. Ses besoins et ses résistances y sont entendus, à son rythme.
Lui dire ce qui reste confidentiel
Un ado se confie plus facilement quand il sait ce qui sera répété et ce qui ne le sera pas. Le cadre de confidentialité et ses limites lui sont expliqués avant la rencontre. Vous pouvez le lui dire d'avance : il n'aura pas à deviner les règles du jeu.
Ce qu'il vaut mieux éviter
Proposer la rencontre en pleine dispute, ou la présenter comme une conséquence, la transforme en punition. Négocier chaque détail à sa place lui enlève aussi la part de décision qui lui revient. Une phrase simple, dite à un moment calme, suffit souvent : « J'ai besoin d'aide pour qu'on arrête de se chicaner, et j'aimerais que ton point de vue compte autant que le mien. »
S'il refuse quand même
Un premier refus n'est pas toujours définitif. Vous pouvez faire le premier pas de votre côté : une première prise de contact avec Joseph Poirier peut servir à évaluer la meilleure façon de présenter la démarche à votre ado, sans le forcer. Pour aller au bout des trois rencontres, sa participation reste nécessaire.
Si une personne est en danger immédiat, composez le 911.
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